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Le couple après la naissance d'un enfant

Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 07:00

En ce samedi, jour de témoignage, j'accueille ma très chère amie Ingrid. Avec sa triple casquette de femme, mère et psychothérapeute, elle se penche sur le sujet tendu de la répartition des tâches.

 

Une bonne répartition des tâches, clé du bonheur conjugal ???

 

« Dis, il ne va pas bien ton mec ? Je l’ai vu l’autre jour avec le petit et ça n’avait vraiment pas l’air d’aller fort… »

« Bah ouais, je sais, c’était le jour où il s’occupait de D… tout seul toute la journée, ça le déprime »

 

Ce jour-là, ma copine et moi, on s’est vraiment demandé si une répartition égale des tâches dans le couple à l’arrivée d’un enfant était vraiment faisable et surtout souhaitable et si les femmes finalement ne gèrent pas mieux que les hommes de passer leur journée avec un petit bout. Maintenant que Petibout a grandi et après avoir lutté pour qu’il ait un papa et une maman tous les deux très présents, je peux dire avec assurance que si, c’est souhaitable, que si, c’est faisable et j’avance même que pour l’équilibre de notre couple c’est primordial.

 

Ce qu’en disent les études...

 

1/ L’arrivée d’un enfant est une épreuve difficile pour presque tous les couples : il a été constaté (et ce dans plusieurs études et plusieurs cultures) que l’arrivée d’un enfant est de manière générale accompagné d’un amoindrissement du lien affectif entre les partenaires (Graf, 2002). 92% des couples constatent qu’ils se disputent plus souvent et ont plus de désaccords qu’avant, le sujet principal de discorde tournant autour de la répartition des tâches et du rôle que le parent tient désormais (Cowan & Cowan, 1988). 

 

2/ Il est intéressant de constater que les hommes et les femmes ne vivent pas cette période de turbulences de la même manière : de manière générale, les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes par cette crise. Même celles dont le bonheur conjugal reviendra après une phase d’accommodation traversent une phase difficile, on peut facilement dire que pratiquement toutes les femmes traversent une crise conjugale. Il paraît alors important de savoir si cette crise dure ou si elle est surmontée au bout de quelques mois. Les maris, eux, mettent plus de temps à réagir que les femmes (réagissent-ils à l’insatisfaction de leur partenaire ?). Pour une majorité, le bonheur conjugal reste stable même s'il est moindre après l’arrivée du bébé. Quant à ceux qui ne sont plus satisfaits de leur couple, on observe non pas une crise mais plutôt une diminution lente et constante de leur bonheur conjugal (Cowan et al. 1985; Reichle, 1994).

Attention toutefois, les tendances rapportées ne sont que des moyennes, cela veut dire qu’il y a des couples qui ne correspondent pas du tout à ce schéma-là et que l’on ne peut heureusement pas mettre le vécu de chacun dans une case.

 

3/ Toutefois, il semble intéressant de souligner que plus les femmes s’occupent de leur(s) enfant(s), plus le mari est insatisfait (Levi-Shiff, 1994). Le soutien que les partenaires s’apportent mutuellement quant à la prise en charge du/des enfant(s) est un prédicteur fiable de leur félicité conjugale future. De manière générale, il ressort de ces études que la traditionalisation des rôles  - qui est souvent le résultat de la répartition mère au foyer / père qui travaille - est un facteur décisif pour le bonheur du couple (Graf, 2002). L’indépendance des partenaires et la présence d’un lien affectif positif semblent être les deux facteurs qui différencient le plus les couples heureux des couples qui rencontrent des problèmes.

 

Mon avis perso…

 

Même si tous ces chiffres peuvent paraitre inquiétants pour un couple sans enfant, personnellement ils m’ont aidée. De savoir que ça valait vraiment le coup de faire des efforts pour que le papa s’occupe le plus possible de son enfant, de voir que nous n’étions pas les seuls à avoir des difficultés, de savoir plus ou moins ce qu’on pouvait faire pour améliorer la situation. Finalement, nous avons décidé de favoriser les thèmes comme l’indépendance de chacun dans le couple pour que chacun - malgré la présence d’un enfant - puisse continuer à faire les choses qui lui plaisait. En ce qui concerne une répartition égale des tâches, je crois que chaque couple doit trouver son rythme et j’ai bien conscience que bien souvent un des deux parents arrête de travailler ou qu’un des deux parents est plus en charge des enfants que l’autre. Je crois que le problème ne réside pas tant dans une répartition 50/50 des tâches mais dans le fait que les deux assument la présence des enfants et que personne ne se sente lésé. J’ai observé beaucoup de modèles différents : il y a des couples qui font une répartition selon les jours (aujourd’hui je me lève tôt, demain c’est toi, aujourd’hui je fais la cuisine et toi tu douches les petits et demain on échange), il y a des couples qui s’organisent selon ce qui plaît a chacun (je donne le bain / tu donnes a manger ; je fais la cuisine / tu fais le ménage…).

 

Les papas ne se rendent pas compte que, pour eux aussi, il ressort un bénéfice immense dans le fait de s’occuper plus de leurs enfants : pour leur relation de couple (!), pour la joie qu’ils pourront éprouver à construire une vraie relation avec leur(s) enfant(s) et dans le fait de ne pas se sentir exclu du noyau mère-enfant. Bien entendu, c’est seulement possible si la mère le permet aussi. Je vois tellement de mamans qui se plaignent de ne pas recevoir suffisamment d’aide mais qui ne laissent jamais le papa s’occuper pleinement de ses enfants. Soit par possessivité, soit par un désir de contrôle absolu sur tout ce qui touche à l’enfant. Mais est-ce vraiment primordial que les chaussettes jaunes soient assorties a la chemise ? Je crois qu’il faut s’entendre sur les choses primordiales et laisser le reste. Ou si vraiment on ne peut pas s’empêcher de s’immiscer alors plutôt quitter la scène, aller se promener, car sinon on se met soi-même des bâtons dans les roues.

 

Pour le mot de la fin, si je demande au papa s’il y a un témoignage qu’il veut laisser, il dit ceci : « Il faut absolument que les papas dès la naissance apprennent à s’occuper tout seul et régulièrement de leurs enfants. Pas seulement pour aider la maman, pas seulement pour le lien affectif qu’ils construisent avec leur enfant (même si ces deux facteurs sont importants) mais aussi pour se rendre compte que s’occuper d’un bébé c’est EPUISANT ! Si je n’avais pas dû le faire moi-même, je n’aurais pas pu comprendre comment à la fin de la journée on n’a pas réussi à se doucher, à se faire à manger, à ranger la maison et pourquoi on est aussi fatigué… Au début, ça a été difficile pour moi mais une fois que le bébé a eu quelques mois et que j’ai pu vraiment interagir avec lui, ça a été super ! ».

 

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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 07:00

Un nouveau témoignage sur l'incompréhension qui peut exister dans le couple après la naissance d'un enfant, l'impression que les tâches ne sont  pas équilibrées... 

 

Je laisse la parole à Canan du blog Parents à tout prix.

 

 

1. Une petite description de vous et votre famille ?

 

Canan, maman d’un petit loustic de 19 mois, mariée depuis bientôt 3ans avec Monsieur le mari mais 6 ans que je le supporte !

 

2. Comment allait/marchait votre couple avant la naissance ?

 

Chez nous depuis le début c’est les montagnes russes ! On peut s’aimer comme se détester… Mais, en général, ça finit toujours par une réconciliation ! C’est vrai qu’au début ce sont toujours les mêmes reproches donc forcément à un moment ou à un autre ça ressurgit toujours mais bon on apprend à faire avec…

 

3. Comment la naissance a-t-elle changé votre couple ?

 

Je pense qu’il y a eu du positif et du négatif, même si le négatif prend parfois le dessus… Je n’aime pas trop dire le négatif car j’ai l’impression que c’est « à cause de mon fils » alors que non… Nous, les mamans, on a tout de suite (enfin pour moi en tout cas !) l’instinct maternel, mon bébé c’est toute ma vie et je ne me vois pas vivre sans lui, il sera toujours ma priorité, quitte à « perdre » certains privilèges comme mon confort personnel. C’est une chose que ne comprend pas trop mon mari. Il aurait voulu que sa vie ne change pas plus que ça, pouvoir continuer à sortir ou faire ses propres activités tranquillement. Cela mène forcément à des disputes puisque je lui reproche de ne pas faire passer sa famille en priorité, voire de regretter sa vie de « célibataire ». Cela nous a amenés à une rupture, la fatigue avait trop pris le dessus, toujours les mêmes reproches, ce n’était plus possible.

 

En ce qui concerne les « tâches bébé » c’est un peu pareil, disons que c’est toujours la même qui se lève la nuit lorsque loustic pleure, que c’est toujours la même qui prend des congés lorsque loustic est malade. Encore une fois je ne me plains pas alors que lui garde le bébé le samedi et on dirait qu’il faut lui décerner une médaille ! Attention, je n’ai pas le mari parfait mais j’ai appris à relativiser, prendre sur moi car je me suis aperçue qu’il aime son fils d’une autre manière, qu’il n’a pas besoin comme moi d’être collé à lui pour lui prouver qu’il l’aime (et d’ailleurs ça marche car tous les câlins sont pour papa !). C’est différent, moi j’ai besoin de montrer à mon fils tous les jours que je l’aime, par des mots, des bisous, voire des cadeaux, mon mari, lui, est plus réservé… L’aspect positif c’est que j’ai découvert une autre facette de mon mari, celui d’un père, j’aime les regarder rigoler ensemble, mon loustic adore son père et c’est ce aussi  à quoi je m’accroche lors des disputes conjugales…

 

4. Arrivez-vous à trouver des moments à deux ?

 

Pour le moment c’est vrai que c’est très difficile donc forcément la vie de couple en prend un coup ! L’envie ne manque pas, bien au contraire, mais c’est de trouver une garde qui reste difficile. Je demande parfois à mes aînés mais je ne veux pas abuser non plus. Mais on s’est promis avec mon mari d’essayer de faire plus de choses ensemble. Lorsque j’ai vraiment envie d’un moment à deux et que c’est impossible, j’essaye de nous organiser des petites soirées en amoureux à la maison (et loustic va au dodo plus tôt !).

 

5. Qu'auriez-vous aimé qu'on vous dise avant ? 

 

Mon regret c’est qu’on a tendance à trop idéaliser la maternité en général. Attention, je ne dis pas que ce n’est pas du bonheur mais je trouve que l’on ne prévient pas assez les futurs parents et beaucoup (trop) de sujets restent encore tabous. J’ai personnellement aimé le film « Un heureux évènement » alors qu’il a beaucoup été critiqué du fait que justement on « osait dire ». J’ai connu (et connais encore !) des périodes difficiles, de stress, de fatigue extrême qui entraînent donc des disputes toujours sur les mêmes sujets. Lorsqu’une maman est à bout de forces, elle reproche plus facilement des détails qui peuvent paraître futiles ! Je me suis sentie perdue, voire isolée, je savais m’occuper de mon bébén il n’y avait aucun doute là-dessus mais j’aurais juste voulu trouver du soutien. Lorsque l’on vient de vivre la plus belle expérience de toute notre vie, on n’a pas le droit de se plaindre…

 

6. Quels conseils donneriez-vous aux couples qui attendent un enfant ? 

 

Ce ne serait pas tellement des conseils, je ne me permettrais pas, mais plus des mises en garde : profitez déjà de votre couple avant… Vous allez devenir des parents mais vous êtes avant tout un couple qui s’aime, n’ayez pas peur de le montrer à votre enfant (mon mari a toujours « peur » de m’embrasser devant mon fils, je lui dis qu’au contraire il doit aussi voir que ses parents s’aiment, avant même de l’aimer lui, ça lui apprend aussi à partager !). Essayez (très dur je sais) de ne pas trop vous disputer devant vos loustics, apprenez à relativiser, partagez-vous les tâches dès que possible, accordez-vous du temps à deux mais aussi du temps pour vous…

 

7. Si vous voulez ajouter quelque chose...

 

Merci pour ce questionnaire, il est rare que l’on puisse s’exprimer sur ce sujet, encore un sujet tabou car pour la majorité, les couples n’ont pas le droit de se séparer « à cause » d’un enfant…

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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 07:00

Aujourd'hui, j'accueille Emilie du blog La Maison de Mimilie. Elle ne raconte pas seulement ce qui a conduit à sa séparation du père de sa fille, elle montre aussi l'importance de prendre soin de son couple. Un très beau témoignage ! 

 

 

1. Une petite description de vous et votre famille ?

Mimilie, maman solo d’une puce de 4 ans. Séparé du papa depuis 1 ans et demi. Rédactrice web, chroniqueuse et auteur, en indépendante pour pouvoir profiter de ma poussinette le plus souvent possible.

 

2. Comment allait votre couple avant la naissance ?

On s’aimait, beaucoup de respect entre nous, de complicité, des envies et valeurs communes. Des envies de construire une vie ensemble, une famille dans le partage, et l’amour.

 

3. Comment la naissance a-t-elle changé votre couple ? 

Nous avons été tous les deux bouleversés par la naissance de poussinette. Premier enfant, difficulté à trouver notre place dans cette nouvelle famille. Nous avons eu aussi beaucoup de soucis annexes : RGO interne et coliques de ma puce, conflits avec famille et ma belle-famille, cancer de ma grand-mère, incompréhension des proches, le boulot prenant aussi une part importante dans la gestion de nos vies. Tout ça, mis bout à bout, nous a épuisés tous les deux.

 

Nous n’étions pas sereins, bien au contraire nous étions au bord de l’implosion. Malgré la communication, le respect, et l’amour, nous n’en pouvions plus.

Puis nous avons tout fait pour nous retrouver, chercher ensemble des solutions. Le constat était sans appel, nous nous étions complètement oubliés individuellement. Je faisais tout pour ne pas le faire culpabiliser, lui pareil, comme pour garder cette union solide et respectueuse. Seulement comment un couple peut exister si chacun des parties n’existent plus pour soi ?

Tout était pour l’autre et rien pour soi. Difficile d’"Être" dans ces cas-là.

Pourtant nous avons plus qu’essayer, peut-être mal, peut-être sans le moindre recul. Nous ne nous sommes jamais disputés. Nous avons compris que l’amour amoureux n’était plus présent entre nous. Nous nous aimons toujours mais pas dans le sens où on l’entend. Nous sommes amis, c’est le père de ma fille, j’ai beaucoup de respect pour ce qu’il est. Il a une place particulière dans mon cœur, mais voilà nous ne sommes plus amoureux l’un de l’autre. Dans ce cas-là, pourquoi attendre de se détester, pourquoi rester ? Pour le bien de ma puce ? Non, ce n’est pas bien. Il est un homme, il a le droit d’aimer une femme, comme j’ai le droit à ma part de bonheur. C’est dans ses valeurs que nous voulons éduquer notre fille, ce respect des sentiments, se laisser cette chance d’être épanouis. Nous nous sommes quittés sans haine, sans dispute, mais avec l’envie commune de rester une famille, de se respecter, de s’écouter et de continuer à partager et aimer ensemble ce que nous avons réussi formidablement : notre puce.

 

4. Arriviez-vous à trouver des moments à deux ?

A la fin, nous nous sommes imposés des moments rien que tous les deux. Tous les samedis matin une baby-sitter venait garder notre puce. Nous allions prendre un petit-dej en terrasse. Une fois par mois, une soirée couple comme on disait. Mais nous n’étions pas forcément dedans, nous avions perdu ce truc qui s’appelle l’amour.

 

6. Qu'auriez-vous aimé qu'on vous dise avant ?

Pas qu’on me dise. J’aurais aimé plus de soutien, plus d’aide de nos proches, moins de conflits et plus d’amour pour nous aider à construire notre famille. Rien n’a été simple, tout n’a été que guéguerre stérile qui nous a demandé beaucoup d’énergie, tellement que nos têtes ne pensaient qu’à ça, nos cœurs souffraient beaucoup à ce moment-là. Donc j’aurais aimé qu’on nous tende la main.

 

7. Quels conseils donneriez-vous aux couples qui attendent un enfant ?

C’est difficile, mais pas impossible. Avoir un enfant, ce n’est pas jouer à la poupée et se dédouaner de ses responsabilités quand la fatigue se fait trop sentir. Non c’est H24, 7j/7. Savoir s’entourer est primordial, mais pas avec n’importe qui. Seuls ceux qui ont vos valeurs pourront vous aider.

Ensuite pour le couple, aimez-vous, respectez-vous, battez-vous pour faire de votre couple aussi une priorité. Même si votre enfant va prendre beaucoup de place, le couple est ce sur quoi cet enfant se repose.

Nourrissez votre amour, séduisez votre homme, votre femme, ne reprochez pas, mais apprenez à définir vos besoins. Exprimez-vous sans dénigrer ce que l’autre est. Il est votre allié, votre partenaire, votre moitié.

Aimez-le/ la, pour ce qu’elle/il est. N’oubliez pas que la perfection n’existe pas, faites-lui confiance, soyez bienveillant(e) et tout se passera bien.

 

8. Si vous voulez ajouter quelque chose...

L’idéal n’existe pas, vous seul définissez votre couple. Les choses ne se font jamais au hasard et si vous les avez faites c’est pour une raison. Même si vous ignorez le pourquoi du comment.

 

Vous savez, tout vaut la peine d’être vécu, le bonheur n’est que ce que l’on en fait. J’aime ma vie, j’aime ce que j’ai construit avec le papa de ma fille, j’aime ce que je suis aujourd’hui. J’aime ma fille comme jamais je n’ai aimé jusqu’à aujourd’hui, j’aime ce qu’elle est, j’aime cette innocence, cette intelligence de cœur qu’elle a. Et ça, tout ce qu’elle est, c’est grâce à nous, même séparés, on a pour l’instant réussi à lui donner le plus important : l’amour de ses parents. Nous lui avons apporté, et continuons encore aujourd’hui, la sécurité affective dont elle a besoin. Je lui répète souvent cette phrase à ma poussinette : « Tu as une chance énorme, tu ne t’en rends pas encore compte, mais tu as ce que tous les enfants aimeraient : l’amour de tes parents, même séparés, nous sommes là pour toi, nous t’accompagnons dans ta vie, nous te respectons et nous sommes liés à jamais grâce à toi. Ne t’en fais pas, tu pourras faire toutes les bêtises, les erreurs possibles, nous tes parents, nous t’aimerons toujours. »

 

Mimilie : la maison de mimilie 


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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 07:00

Voici donc le premier témoignage que j'ai reçu sur le thème du couple après la naissance. N'hésitez pas à m'écrire si vous voulez aussi raconter votre expérience. 

 

Le choix d’avoir un enfant avait largement été discuté avant : pesé le pour/le contre (car ça n’était pas une évidence pour nous) et puis on s’est lancé pour que le petit loup arrive avant nos 30 ans.

Une fois la décision prise, j’ai été enceinte rapidement, on a vécu une grossesse « heureuse », sereine.

Quand le petit est arrivé, tout s’est bien passé, naturellement (j’en ai même été étonnée). On ne s’était jamais occupé de bébé mais on ne galérait pas plus que ça. Le petit a dormi dans notre lit pendant 2 mois puis dans son lit mais dans notre chambre jusque ses 5 mois. C’était un choix commun, nous étions tous les deux d’accord et heureux qu’il en soit ainsi.

Les semaines puis les mois ont passé vite, on faisait passer le bébé en premier parce qu’on trouvait ça normal. Et puis, la fatigue s’accumule, on devient irritable. On aimerait que l’autre fasse des choses qu’il ne fait pas ou l’autre ne reconnaît pas tous les efforts qu’on fait, etc. On se prend la tête pour des broutilles alors qu’on s’entendait sur tout AVANT.

Le papa prend du temps pour lui et Maman tient le coup, s’occupe de la maison et du bébé. C’est une joie mais elle aussi aimerait pouvoir souffler.

On n’est plus proches, on est plutôt une équipe qui a fonctionné et essaie de fonctionner parmi les hauts et les bas.

Un an plus tard, on se rend compte qu’il faut qu’on essaie de se retrouver. Lâcher un peu du lest dans notre rôle de parents pour pouvoir redevenir les amoureux qu’on était.

Ce n’est pas simple, c’est même compliqué. La sexualité n’a jamais pu revenir comme avant après l’accouchement, l’épisiotomie et puis, les douleurs  à chaque tentative donc peur…  puis cercle vicieux. Sans compter la fatigue qui plombe à un point que je n’aurais jamais soupçonné ! Donc, libido zéro pour moi (en + des prises de tête qui n’arrangent rien). L’homme est patient et compréhensif (c’est quand même pas pour rien que je l’ai choisi), j’espère qu’on trouvera une belle issue à tout ça.

Mais c’est vraiment difficile et il n’y a qu’en devenant mère que j’ai compris ces couples qui en venaient à se séparer alors que l’enfant était encore si petit. C’est une épreuve.

L’une en fait plus que l’un, l’un n’est plus le centre du monde de l’une et naissent rancœurs, malentendus, accumulés à la fatigue et au manque de temps,…

Quand l’amour est toujours là, quelque part, il suffit (facile à dire) de le réveiller et de se donner les moyens d’y arriver. Parce que ça vaut le coup, parce que si on a choisi de faire un bébé ensemble, c’est parce qu’on s’aime, qu’on s’est choisi, qu’on sait que l’autre sera un bon parent à vie, quoiqu’il arrive.

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