On dit qu'il y a cinq étapes dans le deuil : déni, colère, marchandage, dépression et acceptation. Mon père est mort il y a 18 jours et je suis déjà passée plusieurs fois par toutes ces étapes et par bien d'autres autres encore : regret, culpabilité, soulagement, nostalgie, tristesse, répit, désespoir, résignation, ...
On dit qu'avoir des enfants ça aide parce qu'ils restent joyeux, ils représentent la vie, mais leur insouciance me gêne parfois, j'aimerais qu'ils s'arrêtent un instant et pleurent avec moi le grand-père qu'ils ne verront plus.
On dit qu'il souffrait tant qu'il est mieux où il est. Mais nous ? Cela ne me console pas encore parce que pour l'instant j'aurais simplement préféré qu'il ne souffre pas ici bas.
On dit que ce n'était pas complètement inattendu puisqu'il était malade mais il est mort seulement 15 jours après l'annonce de son cancer à 61 ans. Je n'ai jamais pensé qu'il allait mourir.
On dit qu'il faut laisser faire le temps mais je voudrais justement que le temps s'arrête, que le monde entier fasse silence, cesse de vivre un instant (ou deux).
On dit qu'il ne faut rien regretter.
J'y travaille...

