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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 07:00

Ce billet inaugure ma collaboration avec Justine, une amie qui n'a pas de blog mais aime écrire. Je vous laisse découvrir sa prose ! Et n'hésitez pas à commenter aussi. 

 

 

 

Quand j’étais petite, je collectionnais les timbres. J’ai commencé quand j’avais quatre ou cinq ans, et je m’appliquais beaucoup : je découpais les enveloppes, laissais tremper les timbres dans un bol avec un fond d’eau tiède, puis je les déposais sur une feuille d’essuie-tout, face vers le bas, pour que le timbre sèche sans recoller. Entre nous, c’est un comble, parce qu’une fois les timbres séchés, je les collais dans un petit cahier que j’ai gardé. De temps à autre, je le regarde et tantôt je m’attendris, tantôt je ris : à l’époque déjà, je n’étais pas une grande manuelle !


Comme nous habitions en Allemagne, nous recevions de timbres moins courants que ceux qu’on voyait classiquement passer en France ; j’avais évidemment quelques Marianne, mais aussi des architectures, des animaux, des timbres historiques. Ma maman m’aidait beaucoup à ma petite entreprise : « quel bol je prend ? Tu peux me verser de l’eau s’il te plaît ? Où as-tu mis mon tube de colle ? » Figurez-vous qu’il était rangé sur mon bureau, le tube de colle.


Quand j’étais petite, je collectionnais les timbres, comme ma grand-mère. Sauf que ma grand-mère, elle le faisait sérieusement : elle a une dizaine de grands albums, des timbres du monde entier, des timbres rares, … Et elle a continué sa collection à l’âge adulte. Moi, depuis mon premier album que je n’ai même pas fini, j’ai grandi : j’ai arrêté les timbres et je suis passée à quelque chose de plus sérieux : les papiers de bonbons. Vrai de vrai. J’en ai trois albums. Les Krema, La Pie Qui Chante, Carambar, et j’en passe. J’essaie de goûter tous les bonbons dont je garde le papier, miam ! Je fais une exception pour les bonbons étrangers, car souvent on ne me rapporte que le papier. Le mieux du mieux, c’est de regarder l’évolution des grandes marques qui se sentent obligées de changer régulièrement leurs papiers. Par exemple, pour les Carambars aux fruits, je dois avoir trois exemplaires différents de chaque ! Oui, je suis rigoureuse dans ma collection : je conserve les papiers d’origine et je décline les nouveautés, je choisis attentivement les papiers afin qu’ils ne soient pas déchirés et point trop cornés et je les range… dans un album à timbres.

 

Justine

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