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Mère, Mama, Maman...

Mercredi 27 mars 2013 3 27 /03 /Mars /2013 21:20

acrochats.jpgJe fais de plus en plus de sorties avec mes deux minuscules. Il n'y a encore pas si longtemps, je n'avais pas assez d'énergie pour aller plus loin que le square (et encore... parce que le square, hein, bon, voilà quoi) (il mérite un billet à lui tout seul), ça me stressait plus qu'autre chose. Alors que maintenant, c'est plutôt l'idée de passer toute la journée à la maison avec les deux qui me préoccupe.

 

Par exemple, pendant les dernières vacances scolaires, j'ai pris ma voiture et mon courage à deux mains pour emmener mes minuscules dans une aire de jeux couverte (la photo prouve que ça leur a plu, ouf).

 

Globalement, je suis plutôt fière de moi. 

 

Mais, je passe toujours par un moment de lose intégrale où je ne peux m'empêcher de penser : "C'est fini, je ne sortirai plus jamais avec eux deux !", "Ce n'est pas possible d'être aussi nulle !", "Mais qu'est-ce qu'il m'a pris, bon sang !", "Blablabla !" (avec sanglots dans la voix et larmes au coin de l'oeil si possible).

 

Exemples tirés, malheureusement, de ma vie.

 

Je me retrouve à devoir gérer les colères des deux EN MEME TEMPS qui ne veulent plus partir (cf photo ci-dessus).

Il est 13h, on a faim, on est loin de la maison et personne ne nous aide à descendre ou monter les escaliers du métro.

Je tiens la main de ma plus-si-minuscule, le miniprince râle dans sa poussette et voilà que je tombe, les fesses dans la neige.

Il est 13h, on a faim, on est loin de la maison, je propose qu'on s'arrête au MacDo mais il y a tellement de monde que je repars, ma plus-si-minuscule est en pleurs.

On marche depuis un moment, elle ne veut plus avancer, il crie, je pleure presque... et le bus n'arrive que dans 10 minutes.

 

Bref, à chaque fois, à un moment donné, je me retrouve embarassée, au bord des larmes. Je me dis que j'aurais dû m'organiser autrement et la fois d'après, pourtant, je recommence... 

 

Je sais bien que je pourrais voir les choses autrement, me concentrer sur le positif. 

Mais non. Je persiste et signe : la lose, c'est mon rayon.

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Mardi 5 mars 2013 2 05 /03 /Mars /2013 17:16

Mes minuscules sont chez mes parents pour trois jours. 

Yeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !

Hum.

Qui a crié comme ça ? ça ne va pas bien ! 

 

Bref, je disais donc que les enfants ne sont pas là et j'observe chez moi certains comportements étranges. 

 

  • J'ai hâte de quitter la maison de mes parents et dans la voiture, je verse une larme (ah la fameuse ambivalence !) ;
  • je balance chaussures et manteau n'importe où en rentrant (je m'entends dire : "on enlève le manteau, les chaussures, on met les chaussons et on va jouer APRES" et je ris de moi-même !) ;
  • je me mets à parler très fort vers 22h juste pour le plaisir ;
  • je fais une minute de silence (bon, j'arrondis) quand je passe devant leur chambre ;
  • je commence par marcher doucement puis je réalise que je suis seule et je sautille ;
  • je regarde avec attendrissement le jouet qui traîne dans la cuisine (alors même que je me suis fait mal en marchant dessus) ;
  • je parle toute seule (oui, à haute voix) ;
  • je chante, de plus en plus fort ;
  • je prends mon téléphone pour appeler ma mère, puis je le repose, puis je le reprends, puis je le repose... 

 

C'est grave, docteur ?

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Mercredi 27 février 2013 3 27 /02 /Fév /2013 14:09

... depuis que j'ai des enfants, j'ai des réactions de superstitieuse ! Vous voulez des exemples ? Cela tombe bien, j'en ai moult ! 

 

Exemple n°1 : quand le parent s'allonge, l'enfant se réveille

Les enfants dorment depuis plusieurs heures, à mon tour d'aller me coucher et quand je pose la tête sur l'oreiller, je ne peux pas m'empêcher de stresser : quand vont-ils se réveiller ? Il y a des périodes où ça ne rate pas. Je m'allonge et hop, il y en a un qui se met à crier ou à pleurer. La plupart du temps, ça passe vite. Mais tout de même... A chaque fois que je me couche, j'ai envie de croiser les doigts bien forts pour que rien ne se passe. 

Je ne peux pas décider de ne PLUS dormir. Que faire alors ? 

 

Exemple n°2 : quand tu dis quelque chose sur ton enfant, le contraire se produit illico.

Autre chose : je n'ai aucune envie de vous dire que depuis que j'ai écrit un billet sur la torture du sommeil, les enfants dorment bien (ça marche donc aussi dans ce sens), de peur que, du coup, ils dorment mal. Car oui, ce phénomène existe et a été prouvé par des milliers de générations de parents : si tu dis : "Mon enfant dort bien", il dormira mal la nuit suivante ; si tu dis : "Regarde il marche !", il tombera illico. Cela marche dans toutes sortes de situations. Si vous n'avez pas remarqué ce phénomène, amis parents, ne tentez pas l'expérience, je vous en conjure. 

Dorénavant, je ne me vanterai plus de rien, je ne dirai que le négatif.

 

D'ailleurs, j'ai une petite liste :

 

- Mes enfants dorment très mal ;

- Ils sont tout le temps malades ;

- Ils n'arrêtent pas de se chamailler ;

- Ils ne savent pas dire "oui" ;

- Ils ne font pas de câlins ;

- Ils sont incapables de jouer seuls ;

- Ils mangent très mal.

 

Voilà, ça c'est fait ! Je peux retourner à mes activités normales

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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 12:12

Je suis heureuse d'être mère.

Je n'en peux plus d'être mère.

J'adore profiter de tous ces moments avec mes enfants.

Je voudrais qu'une nourrice les garde toute la journée, tous les jours. 

Ils sont mignons tout petits comme ça.

J'ai hâte qu'ils soient plus grands, plus autonomes.

Je les aime.

Je ne les aime pas assez.

Je préfère la vie avec eux.

Je voudrais retourner à ma vie d'avant. 

J'ai hâte d'avoir d'autres enfants.

Je trouve que deux c'est déjà bien assez difficile.

Je suis à ma place quand je suis auprès d'eux.

Toute cette responsabilité m'angoisse.

Je suis bien là.

Laissez-moi sortir, j'étouffe !

J'aime pouvoir être avec eux tout le temps.

Je veux travailler en dehors de la maison.

Ils sont mignons à jouer tous les deux.

Ils m'agacent à se chamailler tout le temps.

Quand ils sont là, c'est vivant.

Quand ils sont là, c'est bruyant.

C'est chouette de passer du temps tous les quatre le week-end ! 

Qui me les garde ? Je voudrais être seule avec le chef de mon coeur.

Je m'en sors plutôt bien.

Il n'y a pas pire mère que moi.

lls ont l'air heureux.

Je les rends malheureux.

Je suis heureuse.

Je n'en peux plus.

Je suis heureuse et je n'en peux plus.

 

Ambivalence, quand tu nous tiens...

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