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Réflexions

Mardi 12 février 2013 2 12 /02 /Fév /2013 07:00

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Cela fait un moment que je voulais en parler, je profite de la grève nationale des enseignants pour le faire. J'ai lu de nombreux articles, de nombreux billets et la plupart des explications du gouvernement et je ne suis pas convaincue par cette réforme telle qu'elle est proposée. J'ai donc signé la pétition lancée par un collectif de parents blogueurs (qui s'adresse à tous, bien entendu). Vous trouverez toutes les informations sur leur site : Parentsensemble.com

 

Je suis parisienne et comme mon maire me l'a gentiment proposé, je suis allée poser mes questions sur le site de la mairie. J'ai reçu un mail me précisant que celles-ci viendraient alimenter la Foire aux questions, toujours sur le même site. Ce n'est pas le cas, pas encore j'ose espérer. En attendant, je vous propose de lancer la discussion ici. 

 

Tout d'abord, j'aimerais demander au ministre et au maire de se mettre d'accord. Sur le site du ministère de l'Education, on parle de "rythmes scolaires". A la mairie de Paris, c'est l'expression "rythmes éducatifs" qui l'emporte :

 

Pourquoi parler de rythmes éducatifs et non de rythmes scolaires ?

L'apprentissage pour les enfants ne se limite pas au temps passé en classe. En effet, il existe des temps d'apprentissage différents faisant intervenir une pluralité d'acteurs lors des activités de la journée : les professeurs, les parents, les animateurs de la Ville, ou encore les agents spécialisés des l'école maternelle. Ainsi, pour placer les enfants dans les meilleures conditions de réussite possible, il faut mettre en perspective tous ces temps éducatifs de la journée, à l'école et en dehors, et chercher à les rendre cohérents.

 

Le maire qui critique les mots employés par le gouvernement, on en parle ? 

 

Bref. Venons-en à mes interrogations. 

 

1. Pourquoi prendre davantage en compte l'avis des chronobiologistes plutôt que celui des enseignants qui sont au contact des enfants toute la journée ? Je ne conteste pas l'intérêt de demander l'avis d'experts différents mais il me semblerait logique de privilégier celui des professionnels en contact permanent avec des enfants. 

 

2. On nous explique que l'apprentissage se fait mieux le matin et que le temps après le déjeuner n'est pas favorable. Je ne suis pas experte et cela fait bien longtemps que je le sais. N'est-ce pas d'ailleurs pour cela qu'il y a déjà deux heures de pause le midi dans les écoles ? 

 

3. L'idée de proposer des temps périscolaires est intéressante mais encore faudrait-il que des moyens soient donnés pour le faire. Dans l'école de ma fille aujourd'hui, il y a pénurie d'animateurs. De plus, leur manque de formation et leur précarisation pose déjà problème. Avec la réforme, le besoin sera plus grand. Est-ce vraiment réaliste ?

 

4. Si les moyens ne sont pas là pour organiser intelligement ce temps périscolaire, quel est l'intérêt pour les enfants de passer une heure de plus dans la cour ou dans une salle bondée ?

 

Voilà déjà ce qui me préoccupe. N'hésitez pas à commenter, à partager vos idées et réflexions ! 

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Mardi 5 février 2013 2 05 /02 /Fév /2013 13:10

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Que voyez-vous là ? Des dalles ? Eh bien, sachez que ma plus-si-minuscule y voit des culottes ("coulottes" d'ailleurs). Et moi aussi, maintenant. Il y a toujours plusieurs façons de voir les choses. J'aime ce regard que leurs enfants portent sur leur environnement. Comme quand le miniprince me montre du doigt tout ce qu'il voit en ajoutant des "oh !" qui me font craquer.

 

A quoi ça sert de voir des culottes à la place des dalles ? A rien. Si ce n'est à rendre le monde plus amusant. J'ai donc décidé d'appliquer cette façon de voir les choses dans ma vie de tous les jours. 

 

On dirait de la poussière mais ce sont de petits moutons tout doux.

On dirait des haricots verts partout sur le sol mais ce sont de petites décorations qui embellissent le parquet.

On dirait des Duplo abandonnés dans le couloir mais ce sont des bateaux et des avions.

On dirait du linge qui déborde du panier mais c'est un volcan en éruption.

On dirait des cris à 6h du matin mais écoutez-bien, ce sont des chants d'oiseau.

On dirait des disputes entre frère et soeur mais ce sont des débats passionnés et passionnants.

 

Cela marche vraiment dans tous les domaines.

 

On dirait que la Sécurité Sociale ne me répond pas mais elle est, en fait, en train de traiter mon dossier à la perfection.

On dirait que la Poste a perdu la lettre destinée à ma soeur mais c'est juste qu'elle la garde encore un peu pour la faire lire à tous les employés tellement elle était drôle.

On dirait que je ne travaille pas mais même en regardant "Once upon a time" je réfléchis aux pages de mon site Internet. 

...

Oui, les apparences sont parfois trompeuses.

On ne le repètera jamais assez.

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Vendredi 30 novembre 2012 5 30 /11 /Nov /2012 10:30

Non, je n'ai pas peur de la contradiction. Il y a quelques mois, j'écrivais, un brin agacée, je le reconnais, un billet sur la nocivité des magazines pour parents. Ce mois-ci, j'ai accepté de commenter le premier numéro de PEPS envoyé gracieusement aux Vendredis Intellos. Ma curiosité l'a emportée. Je lui en suis reconnaissante. 

 

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Pourtant, le sous-titre m'a d'abord gênée, je ne suis pas à l'aise avec cette expression "parentalité positive" si cela sous-entend qu'il y en a une négative ou pire que la parentalité est par défaut négative. Mais leur explication m'a rassurée :

 

ll existe plusieurs définitions de la parentalité positive, voici la nôtre :

Une parentalité centrée sur la joie de vivre, le plaisir d'être ensemble, les besoins de chacun, le soutien sur le chemin de soi.

 

Difficile de s'opposer à ça, n'est-ce pas ? Et c'est bien ce que j'ai ressenti tout au long du magazine : de la bienveillance, des idées concrètes et du bonheur à partager ! Comme annoncé dans l'édito :

 

[L]es objectifs [de PEPS] sont de proposer une autre façon de considérer les enfants, de rendre plus visible le travail des parents, de les encourager et de les soutenir.

 

Dans ce premier numéro, il y a en effet un peu de tout cela (le sommaire est ici) : des idées simples de jeux en famille, des exercices et des conseils pour changer son quotidien petit à petit, des récits d'expérience, des réflexions qui aident à changer de vision... 

 

C'est le bien le mot "changer" qui me vient à l'esprit en lisant ce magazine.

Changer notre rapport à nos enfants d'abord mais aussi aux autres et à nous-même.

Changer notre regard sur nos pratiques, sur nos réactions et sur de nombreux clichés autour des enfants et de la parentalité.

Changer notre quotidien, nos habitudes pour vivre plus sereinement, plus joyeusement. 

 

Depuis que je suis mère, je vois bien qu'il est impossible d'avancer sans se remettre en question parce qu'on évolue avec son enfant et parce que chaque âge et chaque enfant (si on en a plusieurs) est différent, il faut tout le temps revoir ses positions. C'est difficile mais c'est vivant en même temps. 

 

Dans PEPS, on trouve, bien entendu comme dans tout magazine pour parents, des théories, des conseils pratiques mais ils sont toujours inspirés d'une expérience vécue par l'auteur. J'ai été très touchée en lisant le témoignage de cette mère qui craque après une énième crise :

 

A ce moment-là, j'ai un gros doute. Et si je me trompais sur la manière d'être en lien avec mes enfants ? A trop les écouter, je ne m'écouterais plus ? Je me sens terriblement seule, dépassée, impuissante, confuse, perdue et tellement triste. 

 

A partir de ce constat, elle cherche ce qu'elle peut changer. C'est dans l'écoute d'elle-même et de la souffrance de son enfant qu'elle trouve la solution. Ce n'est pas miraculeux, il n'y a pas de recette mais une attitude à changer, un angle différent à trouver. Tout est possible ! C'est un beau message. J'apprécie que les choses soient dites comme elles sont, pas comme elles devraient être.

 

Je ne vous cache pas que, si de nombreux articles m'ont touchée et aidée, certains m'ont gênée et même parfois culpabilisée. J'ai quand même eu l'impression que tous ces parents étaient meilleurs que moi, qu'au final ils s'en sortaient toujours alors que moi je suis en pleine crise, justement. 

 

Il est souvent question de notre rapport à notre propre enfance. Je sais bien que nos réactions sont liées à notre vécu. Mais est-ce le cas à chaque fois ? Est-ce même souvent le cas ? On s'insurge souvent de cette théorie "Tout se joue avant 6 ans" mais dans ce magazine, on nous propose régulièrement de revenir à notre enfance pour comprendre nos difficultés et nos réactions inappropriées d'aujourd'hui. N'est-ce pas la même chose ? Je réagis mal aujourd'hui (parce que mes parents étaient comme ça) et mon enfant réagira mal plus tard.

 

Cette forme de parentalité demande de la vigilance, un travail de prise de conscience de nos blessures d'enfant pour éviter ainsi toute violence physique et psychologique, même considérée comme légère. 

 

J'avoue que tout cela me laisse perplexe. Il est évident que notre passé nous définit aussi mais j'ai peur qu'on y cherche trop de réponses, trop d'explication. Je ne suis sûrement pas assez calée sur le sujet pour critiquer, je parle simplement de mon ressenti.

 

 

Cela ne m'empêche de le trouver utile parce qu'il propose une vraie alternative aux autres magazines de parents : il est sans publicité (c'est important), il discute de nombreuses théories bien ancrées (comme les notes à l'école), il se base sur des expériences vraies de parents qui n'ont pas peur de se remettre en question et il va plus loin que le rapport enfant-parent puisque les conseils donnés aident aussi à être en accord avec soi-même, à changer pour soi-même (pas nécessairement pour nos enfants).

 

Pour finir, voici l'extrait qui m'a le plus touchée :

 

Leur arrivée nous tourneboule tellement que nous nous retrouvons à la fois nus et désemparés, et pleins d’une force et d’une volonté inouïs. Les enfants nous remettent en contact avec la vie en nous. Avec leur énergie de vie et leur incroyable franchise, ils nous amènent à aller explorer nos plus grandes peurs, nos pires violences, nos plus profondes douleurs et nous aident à les dépasser. (...)

Ce que nous avons appris en essayant d’être de meilleurs parents et en fréquentant ces maîtres de vie que sont nos enfants, nous n’y pensons pas forcément comme à de vraies compétences. Il est rare que nous songions à revendiquer une reconnaissance, ou pire, une rémunération, pour ce que nous accomplissons là – parce que justement nous le faisons par amour, et nous recevons de l’amour en retour.

 

Une belle réflexion sur le "métier" de parent. A suivre... 

 

macaron (2)

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Mardi 20 novembre 2012 2 20 /11 /Nov /2012 14:45

API-3566.JPGCela fait des années que je vois des psys : psychologue d'abord, puis psychiatre ou encore psychothérapeute. J'ai beaucoup discuté, réfléchi, j'ai cherché les raisons à ceci, les explications à cela. J'ai cherché le pourquoi du comment, la petite bête et même coupé les cheveux en quatre (je me permets de vous signaler que ça se dit aussi "pratiquer la tétrapilocarpie") (on est cultivé ou on ne l'est pas).  

 

J'ai avancé, c'est vrai. J'ai réussi à faire des études, me marier, avoir des enfants, me construire une vie. Mais j'ai régulièrement des passes difficiles pendant lesquelles j'ai l'impression de ne plus avoir de contrôle sur moi. Alors les mêmes questions reviennent. Je cherche à savoir ce qui a déclenché cette nouvelle "crise" mais je n'ai jamais vraiment de réponses.

 

Il y a quand même une question qui ne me quitte pas : jusqu'où dois-je aller pour trouver mes réponses ? Il se peut qu'il n'y ait pas d'explication. Dès que je me sens mal, je pense à une rechute et je panique : "La dépression est revenue, tous aux abris !". Mais peut-être est-ce simplement une "mauvaise passe", comme tout le monde en vit. On ne peut pas se sentir bien tout le temps. Parfois, il n'y a rien à élucider, c'est comme ça, c'est tout (enfin, j'imagine parce que pour l'instant ce n'est pas comme ça que je réagis). 

 

Parce qu'à force de réfléchir, de chercher, j'ai bien peur de m'inventer des problèmes trop complexes à résoudre. J'ai l'impression que la tâche est trop ardue et... je ne fais rien. Ce qui me donne une image encore moins positive de moi. Cercle vicieux. 

 

J'entends trop souvent qu'il faut chercher la véritable raison derrière un acte et je m'interroge. Peut-être que parfois ce n'est pas nécessaire (je dis bien "parfois" car je sais que réfléchir à la vraie cause d'une réaction peut libérer) (j'en suis la preuve vivante) (j'adore les parenthèses aujourd'hui) (pas vous ?). Peut-être que tout n'a pas forcément de cause. 

 

Si ? 

 

(Ah, ça fait encore une question... On n'est pas sorti de l'auberge). 

 

PS : mes questions incessantes me font penser à des nuages, d'où la photo.

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