Chers lecteurs, c'est avec bonheur et une once de fierté, je dois dire, que j'accueille aujourd'hui sous mon toit virtuel Princesse Soso. Elle a accepté de répondre à mes petites questions et j'en suis bien contente. Je vous ai déjà parlé d'elle (ou de son livre), j'ai ri en lisant son blog, j'ai appris des choses (le millefeuille de Sonia par exemple), j'ai découvert l'univers d'une salle de classe (vue par un prof) et réfléchi sur l'éducation en France - oui, parce que Princesse Soso, elle râle, elle dit ce qu'elle pense ET elle propose des solutions à Ray Ktora et ça, ça vaut le détour !
Je lui laisse la parole...
1. Une petite présentation ?
Bonjour ! Je suis Princesse Soso et je suis prof d’anglais. J’ai 25 ans et cinq ans d’expérience et en plus de gueuler sur les dysfonctionnements de l’éduc nat’ et de faire l’apologie des « Sundy », je cuisine, je parle de mes coups de cœur et je me vautre dans le stupre et la luxure en racontant plein de trucs de biatch sur le maquillage et les cosmétiques en général.
2. Parlons de ton blog puisque c'est comme ça que je t'ai connue. Pourquoi un blog ? Pourquoi CE blog ?
Au départ, j’écrivais à des potes des mails où je racontais mon quotidien avec les élèves. Ça les faisait marrer et ils faisaient suivre mes messages à d’autres potes de potes de potes…etc. Au bout d’un moment, mon Seigneur et Maître m’a encouragée à ouvrir un blog pour pouvoir raconter plus facilement toutes mes conneries. Au départ, le blog était censé être dédié à la cuisine… mais très vite, les anecdotes de boulot ont pris le dessus.
3. Comment t'est venue l'idée du livre "Chroniques d'une prof qui en saigne" (que j'ai adoré, by the way) ? On t'a sollicitée ?
J’ai reçu un mail des Éditions Michel Lafon, ils aimaient mon ton corrosif et m’ont proposé d’adapter la partie « Princesse Soso en saigne » de mon blog en bouquin. J’ai hésité un quart de seconde et j’ai plongé dans l’aventure. C’était une super expérience qui m’a permise de rayer l’un des rêves de ma « To Do List avant d’avoir 30 ans » aka publier un livre.
4. Peux-tu me citer deux trois prénoms d'élèves complètement dingues (les prénoms, pas les élèves...) ?
Kévvin reste une valeur sûre. Sinon, c’est souvent l’orthographe qui est hallucinante, genre Stéfy ou Sulyvhanne… Mon Seigneur & Maître a eu un « François Valéry » il y a quelques années…
7. Qu'est-ce que tu préfères dans le métier de prof ?
Écrire au tableau, transmettre des trucs culturels qui manquent cruellement à beaucoup d’élèves, corriger en rose, la liberté de création, mettre des stickers pailletés sur les bonnes copies, l’imagination, le sourire des élèves quand ils ont compris l’intérêt de l’école et de la connaissance.
8. Qu'est-ce que tu aimes le moins ?
La paupérisation grandissante de l’instruction en France, la liberté de création et d’expression qui devient de plus en plus réglementée voire censurée, la hiérarchie incompétente et de mauvaise foi, le contact avec certaines familles, assister impuissante à la destruction de la langue française par des jeunes qui ont perdu tout goût pour la lecture, pour les mots.
9. Peux-tu nous expliquer le concept de "biatch" qui correspond à une rubrique sur ton blog ?
La « biatch » correspond à ma facette futile de meuf qui aime les escarpins, le maquillage et se tartiner la tronche de plein de sérums et autres masques régénérants. Je suis très coquette, très féminine et j’aime l’idée que prendre soin de soi n’est pas qu’un délire inutile et narcissique. Cette rubrique prend de l’ampleur… Mon blog est vraiment multi-thématique, il n’est pas totalement consacré aux anecdotes de mon boulot.
10. Des conseils à nous donner pour être une vraie biatch ?
Il faut se convertir à la religion du Millefeuille qui est une technique japonaise de nettoyage du visage, il faut vénérer Jimmy Choo et Christian Louboutin, il faut prier Saint Urban Decay et Saint Benefit très régulièrement, le tout en picolant en terrasse avec les copines et en daubant sur tous les cons qui nous énervent.
11. Je te laisse le mot de la fin (exprime-toi !)
Je profite de cet espace de liberté pour alerter la firme Belin qui a osé, il y a plusieurs années, arrêter la production des Boogies, aka des petits cookies fourrés qui étaient à se taper le cul par terre. Il est plus que temps de les recommercialiser.
Il me semblait crucial d’aborder ce sujet douloureux.
Merci beaucoup !
Allez, filez lire son blog maintenant : http://foodamour.free.fr/