Dans mes larmes, qui coulent en abondance ces derniers temps, il y a beaucoup de choses, beaucoup trop de choses. Ce sont des larmes de fatigue, de dépit, de tristesse, de désespoir, de détresse et de colère.
De la fatigue due au manque de sommeil, aux nuits hachées, à la difficulté de trouver un nouveau rythme.
Du dépit devant cette femme obèse que je suis devenue, devant cette mère énervée, agacée ou excédée que je suis bien trop souvent.
De la tristesse en pensant à ceux que j'ai blessés, ceux qui m'ont blessée, les gens que j'ai perdus.
Du désespoir à cause de ces nombreuses années à combattre la dépression sans succès.
De la détresse quand je ne sais plus comment faire face.
De la colère à cause de tout ce qui précède.
Mais parfois aussi des larmes d'émotion devant la beauté de la vie.