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Ma vie

Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 11:00

J'ai eu l'honneur d'assister au mariage de mes parents. J'avais à peine un an, je ne m'en souviens malheureusement pas. Dans les bras de qui ai-je passé ce grand moment ? Ai-je pleuré au moment fatidique ? Me suis-je endormie ? Ai-je eu envie de me jeter dans les bras des jeunes mariés ? 

 

Je ne sais pas. Mais je sais comment j'étais habillée ou plutôt... chaussée. Je portais de jolies petites chaussures rouges vernies dont ma mère parle encore. Elles ont eu un succès fou, semble-t-il. En regardant cette photo, je comprends : 

 

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Je comprends surtout mieux la passion de certaines femmes pour les chaussures. Vous en conviendrez, c'est ce qui donne tout son éclat à une tenue.  

 


Le groupe des "premières fois" composé, entre autres, de ZetteMHFCathyPapilucMentaloLilithJoufflettel’Herbe folleLaurentCambroussienne… se réunit virtuellement tous les mercredis sur un thème prédéfini. Cette semaine, c'était donc la première tenue classe. 

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 07:00

Pour fêter nos 5 ans de mariage, avec le chef de mon coeur, nous avons voulu passer une nuit dans un endroit insolite. Nous avons laissé nos deux minuscules (le petit pour la première fois !) chez leurs grands-parents puis nous avons filé cheveux au vent et sourire aux lèvres. 

 

Un peu plus d'une heure de route pour rejoindre notre nid pour la nuit : une cabane perchée dans un arbre ! Pour y accéder, il a fallu rentrer dans la forêt, trouver la cabane, grimper à l'échelle (8 mètres), vaincre sa peur, ouvrir la trappe, atteindre la terrasse, admirer la vue, ne pas trop regarder vers le bas, franchir la passerelle et enfin, s'installer dans la chambre. 

 

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Une pièce tout en bois aux nombreuses fenêtres. Debout, assis ou allongé, on a vue sur les arbres. C'est relaxant. Alors que je suis facilement angoissée, je me suis sentie apaisée dans cette cabane, loin de tout. Comme une parenthèse dans l'agitation de la ville et de nos vies. Si la montée m'a donné quelques sueurs froides, je me suis sentie tout de suite en sécurité en haut. 

 

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Pas d'eau, ni d'électricité. Pas de téléphone, ni d'écran. Juste nous, l'arbre et les oiseaux. 

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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 08:00

Eté 2003. Il fait chaud, très chaud. Pendant que la plupart de mes amis et le chef de mon coeur se rafraîchissent gaiement à la piscine ou à la mer, je travaille pour une grande librairie, boulevard Saint-Michel à Paris. C'est la première fois et je stresse un peu. Mais tant d'autres l'ont fait avant moi, je peux le faire.

 

Sauf que... 

 

Mon responsable est plutôt froid, j'ai l'impression qu'il ne m'apprécie pas. Nous sommes tous les deux dans cette petite annexe de la librairie réservée à la vente de stylos. Au bout d'une ou deux semaines, un stylo (d'environ 300 €) est volé en son absence et je me fais remonter les bretelles sévèrement par la hiérarchie... Tout y passe : je n'ai pas fait attention, je suis une mauvaise vendeuse et, surtout, une très mauvaise caissière. J'ai bien compris, on ne m'apprécie pas. Peut-être parce que je ne suis que de passage, peut-être parce que je m'y prends mal en effet, je ne sais pas. 

 

Début septembre, contre toute attente, on me transfère à la papeterie et... aux caisses ! La période où il y a le plus de monde, le plus de demandes, le plus de stress. "Non, non, ce cahier ne fait que 76 pages, ça ne va pas", "Dites, vous connaissez la différence entre un crayon HB et un 2H ?", "Mais où sont les feuilles petit format grands carreaux ?"... 

 

La queue s'allonge à la caisse alors que je ne trouve pas le code-barres pour ce protège-cahier à rabats ! Le stress me gagne... J'essaie de me détendre mais les visages renfrognés ne m'encouragent pas. Je me sens cruche avec mon t-shirt informe bleu roi, ma peur de faire une erreur de caisse et mon sourire crispé. Le temps passe, mes gestes deviennent plus sûrs et ma gaieté n'est plus feinte. C'est ainsi que je gère le flux des clients. 

 

Finalement, mon contrat s'achève sans nouvelles critiques sur mon travail. Je pars donc le coeur léger... avec une erreur de caisse de 5€. La chef ne s'offusque même pas et me lance un gai "Bonne continuité !" (sic). 

 

Sur ses mots s'acheva ma longue carrière dans la papeterie ! 

 

 

Le groupe des "premières fois" composé, entre autres, de ZetteMHFCathyPapilucMentaloLilithJoufflettel’Herbe folle,LaurentCambroussienne… se réunit virtuellement tous les mercredis sur un thème prédéfini. Cette semaine, c'était donc le premier travail. 

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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 10:45

Et si pour une fois, j'écrivais sans réfléchir, sans préparer, sans penser aux réactions ? 

 

Je suis sortie du tunnel. Le poids sur mon coeur s'est estompé, il se rappelle à moi de temps en temps mais il ne me contrôle plus. Je ne peux pas dire pourquoi ça va mieux. Il ne s'est rien passé de particulier, comme il ne s'est rien passé pour que je plonge ces dernières semaines. Ce côté incontrôlable m'angoisse d'ailleurs. Mais je sais que c'est la même chose pour tout le monde, plus ou moins. Je suis un peu moins fatiguée, un peu moins irritable. Je pleure moins. Bref, je vais mieux. C'était l'hiver dans mon coeur, maintenant c'est le printemps. 

 

Il ne faut pas croire que c'est bon, qu'il n'y a plus qu'à profiter de la vie. Non ! Il me faut encore travailler sur moi pour comprendre tous ces mécanismes, pour apprendre à accepter certaines choses et en combattre d'autres. Je crois qu'un de mes handicaps (je sais que je ne suis pas la seule) est de vouloir changer ce qui ne peut l'être (mes enfants qui pleurent parfois la nuit, j'ai grossi (je peux maigrir certes mais pas occulter le fait que là je suis grosse), je suis en dépression depuis très longtemps, etc). 

 

Il faut que je travaille sur mes émotions. Une toute petite contrariété peut me plomber toute une journée ou plus. Je suis donc doublement contrariée : parce que quelque chose m'a contrariée et parce que cette contrariété me contrarie (cercle vicieux !). S'ajoutent à cela des pensées automatiques (la grande classique : "Je suis nulle !") qui vient ajouter de l'angoisse à tout le reste. Mais j'ai appris qu'il est possible de ne pas se laisser embarquer par ce type de pensées. 

 

Bon, eh bien, au boulot ! 

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